«Serait-il possible que les enfants qui vont au parascolaire de 16h à 18h aient un coin tranquille pour faire leurs devoirs», demande le délégué d’une association de parents à la réunion du Groupement des associations de parents du primaire (GAPP) qui recevait les responsables du parascolaire (GIAP) le jeudi 31 janvier. Il poursuit : «Quand ils rentrent à la maison, ils sont fatigués; c’est le moment du repas et ils commencent leurs devoirs tard. J’habite Plainpalais et dans mon quartier, beaucoup de couples travaillent à plein temps. Certains parents essaient de rentrer tôt, mais on n’a de toute façon pas la possibilité de récupérer son enfant à 17h. Alors, il faudrait vraiment que les enfants aient le droit de faire leur devoirs au parascolaire».

Pour l’instant, la direction du parascolaire n’est pas d’accord. Le GIAP (Groupement intercommunal pour l’animation parascolaire) – une association financée à 10% par les versements des parents et 90% par les pouvoirs publics - ne dépend pas du Département de l’instruction publique, mais de l’Association des communes genevoises. C’est peut-être la raison de son peu de compréhension pour la question des devoirs.

Comme le parascolaire organise certains jours des activités longues (bricolage) ou à l’extérieur (parc, piscine, etc), les animateurs n’ont pas envie d’être bloqués par les élèves qui voudraient avoir un moment pour travailler. C’est compréhensible. Mais on pourrait imaginer que la possibilité de faire les devoirs soit offerte les lundis et jeudis, ce qui laissent deux autres soirs (mardis et vendredis) pour d’éventuelles activités hors école.

Une mère de notre comité qui vient de Zurich raconte que, dans l’école qu’elle fréquentait, les parents signent en début d’année un questionnaire où ils doivent indiquer 

1) si leurs enfants doivent faire leurs devoirs pendant le parascolaire 

2) s’ils peuvent décider eux-mêmes de les faire ou non 

3) s’ils ne doivent pas faire de devoirs à l’école, mais seulement à la maison.

Comme Association de parents du Centre-Ville, nous soutenons la demande de ce père de Plainpalais. A l’unanimité de notre comité, nous souhaitons que au moins deux fois par semaine, les lundis et jeudis, les enfants qui le souhaitent puissent disposer d’une table et d’un coin tranquille pour faire leurs devoirs de façon autonome.

Vous qui habitez le centre-ville et avez des enfants à l’école primaire, qu’en pensez-vous? Vous pouvez nous donner votre avis à e.micheli@bluwin.ch ou en contactant un des parents du comité (liste affichée dans le couloir de St-Antoine et Ferdinand-Hodler).

Pour le comité de l’APECV

Sabine Estier Thévenoz 

Article publié dans le Journal des habitants du centre et de la Vieille-Ville (AHCVV) - No 106 - Printemps 2008